Historique de la municipalité
Les débuts
L’histoire des débuts de la municipalité de Chester-Est, aujourd’hui Sainte-Hélène-de-Chester, est assez
difficile à raconter puisque les livres des procès-verbaux concernant les sessions du conseil municipal
ne datent que de 1925. Les premiers livres auraient brûlé lors d’un incendie de la maison d’un
secrétaire-trésorier. L’incorporation date du 1er janvier 1859.
Selon les archives consultées, le premier maire qui aurait présidé le conseil municipal serait M. Israël Beauchesne.
Vers les années 1830, les fils de premiers cultivateurs, établis d’abord aux alentours de Québec, de Trois-Rivières
et le long du fleuve Saint-Laurent, commencèrent à émigrer vers les Bois-Francs à la recherche de nouvelles terres
à défricher et y fonder un foyer. C’est pourquoi les premiers colons arrivés dans notre municipalité venaient
surtout de la Beauce et aux alentours de Trois-Rivières.
La seule facilité qui a pu inciter les premiers colons canadiens-français à venir défricher les terres
de Chester-Est fut probablement le chemin Craig (Craig’s Road) terminé en 1809 sous les directives de
l’arpenteur Kilborne. D’ailleurs, les premiers colons s’installèrent près de la rivière Bulstrode dans les pointes
ou un peu plus haut près du chemin Craig. Il faut dire aussi que dans ce temps-là, l’épinette jaune ou
épinette de « grand bois » était très facile à trouver, aussi il fallait peu de temps à un bûcheron
pour se construire une cabane de modèle moyen, quoique très rustique.
La paroisse
La date d’arrivée des premiers colons dans notre municipalité est assez vague; selon les recensements religieux,
les premières familles seraient arrivées vers 1847 mais il est probable que ce fut plusieurs années avant
puisqu’en 1870 la municipalité comptait tout près de 1300 âmes. Il est pratiquement impossible que de l’année
1859 alors que seulement 50 familles étaient recensées, il y eut tant de monde.
Il est de même assez injuste de dire selon l’abbé Charles-Édouard Mailhot, auteur du livre « Les Bois-Francs
(tome 2) » et je cite : « Sainte-Hélène est certainement l’une des paroisses les plus montagneuses
et des plus rocheuses des Bois-Francs ». On voit tout de suite qu’il a écrit cela de son bureau sans avoir vu
les paroisses environnantes. Sainte-Hélène-de-Chester n’est ni pire ni mieux que les paroisses et cantons avoisinants.
Aujourd'hui à Sainte-Hélène
Quoiqu’il en soit aujourd’hui, notre municipalité a toujours su se tirer d’affaire et après une chute
de population très prononcée et des changements variés, la population a recommencé à augmenter depuis quelques années.
Si les routes continuent de s’améliorer et que les gouvernements favorisent l’entrée de nouveaux résidents,
Sainte-Hélène-de-Chester continuera à prospérer.
Les principales sources rentables de notre municipalité sont sans aucun doute l’industrie laitière et
l’acériculture. Les agriculteurs ont su moderniser et rentabiliser leurs fermes en les pourvoyant de machineries
agricoles modernes et en faisant une bonne sélection de leurs troupeaux. Les érablières, pour la plupart, sont pourvues
de tubulures et de tous les équipements adéquats pour la cueillette et le traitement de la sève d’érable dont
on obtient le sirop, la tire et le sucre qui font les délices de tous. Il y a aussi quelques fermes qui sont
équipées pour l’élevage des porcs et des moutons.
La tâche des élus de la municipalité de Chester-Est n’a pas été et n’est pas toujours de tout repos.
L’organisation et la confection des divers chemins et routes ont été et sont encore une préoccupation de
tous les instants car ces travaux devaient et doivent encore se faire dans les cailloux et les bancs
de tuff, rochers qui affleurent ou se trouvent près de la surface. Mais le cauchemar qui existe
encore aujourd’hui est l’entretien des chemins d’hiver qui est passé de la traction animale à celle des machineries
modernes et qui engloutit soixante pour cent du budget municipal, ce qui nous place en inégalité avec les
municipalités du bas du comté. Cependant nos maires et conseillers sont vigilants et leur compétence va de pair.